
Observatoire des Migrations en Bretagne
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Thème : Histoire
Population : Immigrés
Origine : Italie
Aperçu sur l?immigration italienne dans le département des Côtes du Nord et dans la région de Lannion-Côte de Granit Rose de 1920 à 1940
Lieu de l'étude : Côtes d'Armor (22) - 2001
Auteur : Roignant J.
Institution : Université de Bretagne Occidentale/ Brest
Type document : opuscule
Support : papier
nbre de pages : 15 + annexes
Iconographie : non
Localisation : cote : M 8499 - CRBC Université de Bretagne Occidentale, site Segalen ; 20, rue Duquesne, BP 814 Brest tél : 02 98 68 36/ 02 98 01 63 31
Accessibilité : consultable sur place emprunt photocopie possibles
Résumé
Ce texte retrace la présence italienne dans le département des Côtes d'Armor (Côtres du Nord à l'époque) après la Première Guerre mondiale. Du fait de l'émigration des Bretons vers les grandes villes, le département présentait une certaine dépopulation et il a été fait appel à de la main d'?uvre étrangère. Des Italiens sont ainsi venus travailler dans les carrières et se sont installés dans la région. La population italienne est principalement masculine mais on relève la présence de familles.Dans les années 1920, l'auteur recense 865 Italiens (604 hommes, 140 femmes et 121 enfants). Ils sont répartis dans différentes communes avec une concentration sur le littoral.
Ils travaillent dans divers secteurs : l'exploitation de granit près de Dinan, et surtout dans les travaux de construction : réseaux routiers et ferroviaires, barrages, ponts, écoles entre autres. La main d'?uvre italienne est également recrutée pour travailler dans les carrières de granit à Dinan et Erquy, les mines de plomb à St Brieuc. Elle est considérée comme efficace. Une main d'oeuvre toujours considérée comme temporaire et se mêlant peu à la population locale. L'auteur signale des difficultés entre les locaux et les immigrés italiens, sur le plan linguistique du fait qu'à cette époque, la plupart des Bretons s'exprimaient plus couramment en breton plutôt qu'en français, une pratique qui conduisait les Italiens à s'exprimer entre eux en italien. Toutefois, quelques célibataires se marieront avec des Bretonnes et s'installeront définitivement dans la région.
Une immigration de faible envergure qui a permis le développement de certains secteurs dans la région. La majorité de cette population est repartie en Italie pour des raisons personnelles (mal du pays, langue solitude) mais aussi économiques (la crise des années 1930.
Commentaire
Opuscule réalisé à l'occasion du jumelage de la ville de Trébeurden dans les Côtes d'Armor et celle de Villanuova-sul-Clisi en Italien. Travail synthétique, court sans prétention. qui peut donner des pistes sur cet aspect méconnu de l'immigration italienne en France, dans une région et à une période où domine l'émigration.
