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Observatoire des Migrations en Bretagne

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Thème : Identité
Population : Réfugiés
Origine : Laos

"Cohésion sociale, ethnicite et hiérarchie : fêtes et rituels lao en France", Revue Européenne des Migrations Internationales, vol.16, n°2, 2000.
Lieu de l'étude : Rennes (35) - 2000

Auteur : Bertheleu H.
Formation : sociologie
Type document : article
Support : papier
nbre de pages : 18

Localisation : Librairies, bibliothèques
Accessibilité : achat
Autre localisation : Aderiem secrétariat tél: 02 99 47 15 95
Accessibilité : consultable sur place

Résumé

L'auteure, poursuivant une réflexion engagée déjà dans ses travaux précédents (maitrise, DEA, doctorat) sur la vie et l'organisation collective des réfugiés lao en France tente d'appréhender, à travers la description de fêtes et rituels religieux, pour cette même population, la reconstitution des dynamiques sociales en France, plus particulièrement à Rennes.
Elle dégage trois formes de vie festive : amicales, religieuses et associatives. Les deux premières, se situant dans le cadre intraethnique ont pour vocation de maintenir et transmettre les éléments culturels. Ces trois formes de festivités montrent les différents niveaux de la dynamique sociale des réfugiés lao à Rennes.
Les fêtes amicales, prolongement de la vie familiale sont fréquentes et intenses et permettent, du fait d'une certaine homogénéité sociale des participants qui se réunissent en petits groupes, lors de soirées de fin de semaine ou de pique-niques dans une atmosphère très détendue de partage rires et nourriture qui contribue à maintenir, renforcer le sentiment d'appartenance. Une sociabilité génératrice de reconnaissance sociale au sein du groupe quand celle-ci est moins marquée dans le cadre de la société majoritaire. Les fêtes amicales constituent donc la base d'un tissu social.
Le bouddhisme, religion principale est davantage vécu sous la forme d'une culture bouddhique que d'une réelle pratique par la plupart des Lao. Les fêtes religieuses concernent davantage les personnes les plus âgées mais le groupe est présent aux différentes manifestations, la pagode étant pour tous l'expression du prestige moral et culturel du groupe. La constitution d'une pagode avec ses implications financières et matérielles, traduit une confiance dans la pérennité du groupe même si dans la nouvelle société, les craintes sont fortes que les nouvelles générations perdent cet aspect important de la culture.
La vie associative constitue la face publique de la collectivité. Elle est en charge des « affaires extérieures » diverses avec la société d'accueil. Le rôle des leaders est important. Ce sont des intermédiaires qui jouissent d'un prestige et demandent parfois une reconnaissance sans correspondance le prestique de la hiérarchie héritée du passé. Ce décalage entre nouveau pouvoir et ancien pouvoir fait de la vie associative l'expression d'enjeux de pouvoir, aspect qui montre que la collectivité, dans ses tensions et conflits, n'est pas à voir comme une « communauté » ethnique harmonieuse et homogène. le «grand groupe» est moins fréquemment réuni que les groupes amicaux, seulement lors de grandes occasions comme le Nouvel An par exemple, au cours desquelles est réactualisée l'ethnicité lao par des rituels qui, de religieux ont pris, en France, une dimension ethnique. La vie associative est un élément important car, elle permet à ses membres, par la valorisation des différentes activités (sport, danse, etc?) de bénéficier d'un moment d'existence aux yeux des autres, d'une reconnaissance sociale.
Les trois registres de festivités évoqués .

Commentaire

Un article synthétique montrant à travers des exemples concrets les différents niveaux et les enjeux de la vie collective des réfugiés lao à Rennes dans la décennie 1990.
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