
Observatoire des Migrations en Bretagne
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Thème : Santé
Population : Femmes
Origine : Musulman
L?interruption volontaire de grossesse et la contraception chez la femme musulmane
Lieu de l'étude : Rennes (35) - 1990
Auteur : Payani R.
Formation : sage-femme
Institution : école de sages-femmes, Rennes
Diplôme : DE
Type document : mémoire
Support : papier
nbre de pages : 28
Iconographie : non
Localisation : cote 1990/12/A et B : Ecole de Sages-Femmes de Rennes, Hôtel-Dieu, 2 rue de l?Hôtel-Dieu, CS 26419, 35064 Rennes Cx, 02 99 87 30 18 (ouvert de 8h30 à 16h30, pause le midi, prendre rendez-vous)
Accessibilité : consultable sur place, photocopiage possible
Résumé
La première partie fait un point rapide sur la contraception et l'avortement en France et dans plusieurs pays du Maghreb. Il est rappelé que tout ce qui n'est pas explicitement interdit par l'islam est autorisé, ce qui est le cas des méthodes contraceptives. Seules des mesures de contraception permanentes sont condamnées. Quant à l'IVG, les avis religieux musulmans sont partagés sur son autorisation mais il est interdit semble-t-il après 4 mois sauf s'il représente un danger pour la mère selon le principe qu'on ne sacrifie pas la mère au f?tus. La partie suivante évoque la femme dans la société musulmane.
Enfin, le questionnaire relatif à la contraception et à l'IVG, recueilli auprès de 22 femmes musulmanes (sur 60 déposés au centre de planification familiale et passés par les conseillères) est dépouillé. 5 femmes ont subi un avortement dans l'échantillon et les autres visitaient le Planning Familial pour obtenir une contraception. 20 femmes connaissaient déjà la contraception, dans 6 cas, l'information avait été reçue des centres de planification. La pilule est le moyen le plus utilisé. Les femmes qui ont connu un IVG utilisent la pilule (3), le stérilet (1) et le préservatif (1).
Concernant l'IVG, les 8 femmes pratiquantes s'y opposent mais les autres, non pratiquantes, la trouvent acceptable. Parmi les femmes qui ont subi une IVG, une trouve que sa décision relève d'un crime et le vit très mal. Les conjoints masculins expriment également des opinions variées, qu'ils partagent ou non avec leur femme d'ailleurs, dans un sens comme dans l'autre (époux ne tolérant pas l'avortement et épouse le tolérant ou inversement).
Commentaire
Les questions méthodologiques montrent les limites de la démarche puisque les femmes interrogées étaient toutes usagères des Plannings Familiaux donc peu hostiles, a priori, à la contraception. De plus, les nationalités d'origine des femmes ne sont pas précisées.
