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Observatoire des Migrations en Bretagne

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Thème : Santé
Population : Réfugiés
Origine : Asie du Sud-est

La santé des réfugiés du Sud-est asiatique
Lieu de l'étude : Rennes (35) - 1989

Auteur : Verger P.
Formation : infirmier
Type document : mémoire
Support : papier
nbre de pages : 45 + annexes
Iconographie : non

Localisation : Centre AFTAM Guy Houist, 22 rue Bahon Rault, 35000 Rennes, 02 99 84 28 78 (salle du personnel)
Accessibilité : consultable sur place, photocopiage possible

Résumé

Les premières pages (pp. 1-16) sont consacrées à la description de l'accueil des réfugiés du Sud-est asiatiques en France et au Foyer Guy Houist (CPH AFTAM de Rennes) en particulier. Les problèmes de santé que rencontrent les résidents asiatiques du CPH sont scindées, comme il est classique, en pathologie d'apport et en pathologies acquises. Les pathologies d'apport, celles dont sont porteurs les réfugiés avant leur arrivée en France, sont la tuberculose (morbidité très forte d'après les tests effectués en centres de transit), les parasitoses (les types et la symptomatologie sont exposés en détail) dont le paludisme, les maladies vénériennes (l'auteur indique qu'une sérologie de la syphilis et de VIH sont effectués systématiquement à l'arrivée ? ce qui pose la question de l'approbation des patients), les dermatoses et les avitaminoses (alimentation insuffisante durant l'exode). Les « pathologies acquises » (en France) sont les affections respiratoires due au changement de climat et la difficulté à s'adapter sur le plan vestimentaire et les maladies psychosomatiques dues aux situations de stress vécues ces dernières années dans le pays d'origine et les camps de réfugiés (« fixation abdominales » prenant souvent la forme de douleurs lombaires, dorsales ou digestives ; nombreux cas d'ulcères de l'estomac chez les hommes ; insomnies et céphalées des femmes). Toutes ces spécificités exigent une surveillance étroite.
L'auteur s'intéresse dans la dernière partie au rôle des infirmiers car « au-delà de la technique se cache une culture différente ». Suivent quelques considérations générales sur les représentations de la maladie et les systèmes de santé en Asie du Sud-est (sans distinction des différentes sociétés et groupes ethniques) et sur la nécessité pour les infirmiers hospitaliers de tenir compte de la culture de leurs patient asiatiques : attitude d'écoute et de respect ; consultation des livrets bilingues du Centre médico-social pour la santé des migrants ; éviter l'isolement des patients ; développement de la communication non verbale par les yeux notamment ; privilégier l'éducation sanitaire (en tenant compte en particulier des habitudes culturelles liées à la prise de sang, souvent mal vécue, ou au fait que les médecins dans les pays d'origine se basent surtout sur les signes cliniques et demandent peu d'examens complémentaires), accepter les comportements prophylactiques traditionnels (fils de coton protecteurs) ; respect des habitudes alimentaires tout en proposant une information sur l'équilibre nutritionnel ; respect de la pudeur des femmes.
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