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Observatoire des Migrations en Bretagne

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Thème : Santé
Population : Réfugiés, étudiants
Origine : Asie du Sud-est

"Premier bilan à Rennes des parasitoses intestinales et hépatiques hébergées par les réfugiés en provenance du Sud-Est Asiatique", Médecine et maladies infectieuses, 1977, 10, pp. 445-448.
Lieu de l'étude : Rennes (35) - 1977

Auteur : Doby J.M. Guiguen C.
Formation : médecine
Institution : faculté de médecine Rennes
Type document : article
Support : papier
nbre de pages : 4
Iconographie : non

Localisation : document publié

Résumé

L'étude épidémiologique porte sur 344 sujets originaires du Sud-Est asiatique (195 récemment arrivés et, en comparaison, 149 étudiants venus antérieurement des mêmes régions). Les premiers ont subi l'examen peu de temps après leur arrivée en France, après un passage plus ou moins prolongé dans les camps de Thaïlande. Les modalités de l'examen ont été les mêmes pour tous : examen coprologique direct, concentration par la méthode de Thébault (recherche de kystes de protozoaires), concentration par la méthode de Janeckso et Urbanyi (recherche d'?ufs d'helminthes), une culture pour recherche de protozoaires.
Les résultats (voir tableau) révèlent que 50 % des sujets sont parasités par des parasites pathogènes. L'examen détaillé montre des différences considérables dans les parasitoses en fréquences et en espèces, selon le pays d'origine et l'origine sociale des sujets (réfugiés ou étudiants). 87 % des réfugiés cambodgiens sont porteurs de parasites pathogènes : 61 % hébergent des ankylostomes, 37 % des ascaris, 24 % des anguillules. Ces parasitoses sont moins fréquentes chez les Laotiens et les Vietnamiens. 35 % des étudiants laotiens hébergent des petites douves hépatiques ; une situation difficilement explicable car pour toutes les autres parasitoses, ce sont les réfugiés qui sont les plus atteints. Enfin, le polyparasitage est fréquent : 30 sujets sur 195 sont porteurs de 3 parasites et plus.
Cela pose le problème de l'infestation de l'entourage familial, du traitement (car si les traitements sont relativement simples, il faut du temps pour éliminer tous les parasites) et de l'évolution de clonorchis sinensis chez les étudiants laotiens (risque de cirrhoses biliaires, entre autres, sur le long terme).

Commentaire

C'est là l'un des seuls travaux à vocation épidémiologique concernant des migrants en Bretagne.
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