
Observatoire des Migrations en Bretagne
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Thème : Travail
Population : Etrangers
Origine : Divers
Les mines de Trémuson (1920-1931)
Lieu de l'étude : Trémuson (22) - 2000
Auteur : Duterne S.
Formation : histoire
Institution : Université Rennes 2, Crhisco
Diplôme : maîtrise
Tuteur : Garçon A-F.
Type document : mémoire
Support : papier
nbre de pages : 130 + annexes
Iconographie : oui
Localisation : cote : MH 2009, Bibliothèque du CHRISCO, Université Rennes 2, place du Recteur Henri Le Moal, 35000 Rennes, bât. N, porte N 201, contact : renan.donnerh@uhb.fr au 02.99.14.18.94
Accessibilité : consultable sur place, photocopiage possible, empruntable
Résumé
L'auteure évoque le passé minier de la Bretagne, notamment à travers l'industrie extractive des métaux non ferreux tels que l'étain ou le plomb argentifère. Industrie importante jusqu'au XVIIIe siècle, elle va progressivement décliner au siècle suivant et les différentes mines fermer, à quelques exceptions prés. La mine argentifère de Trémuson, aux environs de Trémuson, est l'une d'elles, connaissant un regain d'activité dans les années 1920. Cette activité se traduit par le recrutement d'une main-d'?uvre étrangère, principalement italienne et polonaise, plus expérimentée, et la création d'une cité ouvrière, seule véritable trace aujourd'hui du passé minier de Trémuson. C'est entre 1926 et 1928 que la population étrangère est la plus nombreuse, variant entre 150 et 20 personnes. La direction des mines a fait venir les femmes et les enfants des ouvriers par le biais de la société d'immigration. Localement, l'embauche d'ouvriers étrangers est mal perçue car la rumeur laisse entendre qu'elle se fait au détriment de la main-d'?uvre locale. Mais, contrairement aux idées reçues, le nombre de mineurs étrangers n'a jamais été supérieur à celui des Français et ils sont moins bien payés. Ils font l'objet d'une forte surveillance (peur du communisme, plainte des élus et habitants face à « l'arrogance » des étrangers) et sont peu intégrés à la vie locale. D'ailleurs, à la fermeture de la mine en 1931, la plupart déserte aussitôt les lieux.
Commentaire
A travers cet épisode de l'histoire industrielle bretonne, nous avons un aperçu fort intéressant d'une présence étrangère, ancienne, ponctuelle, répondant à des demandes locales de main-d'?uvre et rencontrant l'animosité de la population. De telles recherches sont encore peu nombreuses en Bretagne.
