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Observatoire des Migrations en Bretagne

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Répertoire des travaux sur l'immigration étrangère en Bretagne
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Thème : Histoire
Population : Divers

Histoire et mémoire de l'immigration en Bretagne
Lieu de l'étude : Bretagne - 2007

Auteur : Etiemble A . et Morillon A. (ODRIS), Folliet D. , Veglia P. (Génériques)
Formation : histoire et sociologie
Institution : Odris / Acsé
Type document : rapport
Support : papier
nbre de pages : rapport 153 + synthèse 14
Iconographie : non

Localisation : Acsé, 15, rue du Puits Mauger, 35 000 Rennes, 02 99 31 03 73
Accessibilité : à consulter sur place
Autre localisation : Odris, Garmeaux, 35150 Janzé, 02 99 47 35 35
Accessibilité : téléchargeable htpp://www.odris.fr

Résumé

Cette étude, achevée en 2007, s'inscrit dans un programme national de recherches sur « l'Histoire et les mémoires des immigrations en régions » dirigé par l'Acsé, avec le soutien de la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration et un Comité de Coordination dirigé par Gérard Noiriel. En Bretagne, la recherche est menée par deux sociologues de l'Odris, A. Etiemble et A. Morillon, et deux historiens, D. Folliet et P. Veglia, de l'association Génériques. La première partie du rapport est une synthèse de l'histoire des étrangers et de l'immigration en Bretagne, élaborée à partir d'ouvrages historiques, de travaux universitaires et de relevés d'archives administratives, communales ou départementales. La synthèse historique s'étend du XVIe siècle jusqu'à l'époque actuelle. Jusqu'aux années 1950, selon les époques et les lieux, les populations réfugiées, reléguées, internées, militaires ou encore les « villégiateurs », les étudiants, les artistes de passage ont constitué les groupes numériquement les plus importants. La Bretagne maritime, et l'espace urbain, sont concernés par la présence étrangère sous toutes ses formes. Dans les ports, les étrangers sont plus souvent de passage, dans les villes, les étrangers, exerçant souvent des métiers qualifiés et spécialisés, commenceront à s'installer durablement à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle. La Bretagne connaît ses premières immigrations « industrielles » dans cette même période, avec la construction du chemin de fer et la mécanisation de petits centres industriels. La première immigration massive a lieu lors de la Première guerre mondiale, faite de travailleurs, de réfugiés et de militaires. Dans l'Entre-deux-guerres, la Bretagne est partagée entre accueil et rejet des étrangers. L'attitude à l'égard des exilés espagnols est à ce titre significative. La méfiance à l'égard des étrangers perdure pendant la Seconde guerre mondiale, et malgré les actes de résistance de nombre d'entre eux, le soupçon de collaboration avec l'occupant pèse globalement sur les étrangers (Italiens, Européens du Nord et de l'Est et Nord-Africains surtout) en Bretagne à la Libération. La région est lourdement touchée par les bombardements et la reconstruction nécessite de faire appel à la main-d'?uvre étrangère, en particulier portugaise et maghrébine. Contrairement aux travailleurs étrangers des années 1930 et 1940, ceux arrivés dans les années d'après-guerre vont davantage « rester » en Bretagne et l'immigration de travail devient au fil du temps une immigration familiale. Depuis les années 1950, le nombre d'étrangers en Bretagne est en augmentation constante, tendance qui s'accentue dans la dernière décennie du XXe siècle, les aires urbaines attirant toujours en priorité les immigrés, mais les zones plus rurales voient aussi venir de nouvelles populations pour diverses raisons (emploi, prix du foncier?). La deuxième partie du rapport concerne la mémoire de l'immigration en Bretagne où est identifiée une vingtaine d'actions. La réflexion est relativement récente sur le sujet et par conséquent les projets encore peu nombreux. Les projets se développent dans les zones urbaines traditionnelles de l'immigration selon trois modes d'entrée : l'histoire d'une population immigrée en Bretagne ; le territoire de la ville, du quartier, d'un « pays » ; enfin, la réflexion plus large sur l'émigration/l'immigration, l'exil et les échanges culturels. Deux actions sont particulièrement pertinentes pour la thématique : un projet pédagogique piloté par un enseignant d'histoire-géographie dans un collège rennais et une animation pilotée par l'association Les Bistrots de Vie du Pays Briochin. En conclusion, les auteurs dressent un état des lieux de la connaissance de l'histoire de l'immigration et des étrangers en Bretagne en pointant les perspectives de recherche pour étendre cette connaissance.
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