
Observatoire des Migrations en Bretagne
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Thème : Histoire
Population : Prisonniers
Des étrangers au bagne de Brest. Etude des arrivées étrangères entre octobre 1800 et 1814
Lieu de l'étude : Finistère (Brest) - 2005
Auteur : Coquil N.
Formation : histoire
Institution : Université Bretagne occidentale, CRBC
Diplôme : master I
Tuteur : Jarnoux P.
Type document : mémoire
Support : papier
nbre de pages : 138 + annexes
Iconographie : non
Localisation : Cote : M09467, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, Bibliothèque Yves le Gallo, Faculté V. Segale, 20 rue Duquesne, 29000 Brest, ouverture lundi au vendredi de 9h à 12h
Accessibilité : à consulter sur place, pas de prêt entre bibliothèque
Résumé
Dans une première partie, N. Coquil présente les caractéristiques des étrangers du bagne de Brest pendant la période considérée, dans le contexte de la politique expansionniste napoléonienne. Les bagnards étrangers proviennent ainsi de pays annexés par la France lors des conquêtes napoléoniennes. Ces prisonniers, civils et militaires, sont aussi des ressortissants des pays en guerre contre la France. 2 136 étrangers sont recensés au bagne de Brest entre 1800 et 1814, représentant à peu près 26% de la population carcérale. Les lieux de naissance recouvrent les zones sous domination Française : Espagne, Prusse, Italie. Il peut s'agir de criminels de droits communs de pays où s'applique le droit napoléonien. 1565 sont ressortissants de nouveaux territoires annexés (Hollande, Belgique, Luxembourg, Nord de l'Italie, Catalogne). 73% viennent des nouveaux départements de l'Empire, ce qui traduit une forte mainmise de la France sur ces territoires dans lesquels elle tente de faire appliquer le droit napoléonien. D'autres viennent des états sous tutelle de la France. Des bagnards viennent également d'états alliés (Allemagne et Prusse à partir de 1812), ayant commis des méfaits durant leur période de circonscription. Dans une deuxième partie, N. Coquil aborde les raisons de la présence étrangère au bagne de Brest, en analysant la nature des délits et crimes, les lieux où ils ont été commis (surtout dans le Nord de la France et dans la proximité des nouveaux départements de l'Empire ? ceux ayant commis des actes dans le sud sont plutôt dirigés vers les bagnes de Toulon et Rochefort). Enfin, dans une dernière partie, elle expose les conditions de vie des forçats étrangers.
