Skip navigation
Observatoire des Migrations en Bretagne

Observatoire des Migrations en Bretagne

Répertoire des travaux sur l'immigration étrangère en Bretagne
Présentation | Bilan documentaire | Liens

Recherche de documents
[Aide]

Thèmes | Populations | Origines
Fiche Document     << Retour
Thème : Accueil
Population : Réfugiés
Origine : Asie du Sud-est

Les réfugiés indochinois au foyer "Guy Houist" ou l?apprentissage d?une nouvelle vie
Lieu de l'étude : Rennes (35) - 1978

Auteur : Allio M.A. Legaret M.
Formation : infirmier
Type document : rapport stage
Support : papier
nbre de pages : 13
Iconographie : non

Localisation : Centre AFTAM Guy Houist, 22 rue Bahon Rault, 35000 Rennes, 02 99 84 28 78 (salle du personnel)
Accessibilité : consultable sur place, photocopiage possible

Résumé

Description du Foyer Guy Houist et de son accueil des réfugiés d'Asie du Sud-Est (Cambodge, Laos, Viêt Nam).
Concernant l'aspect médical, un dispensaire y prend en charge les activités médicales avec un médecin présent quelques heures par semaines, évitant une « hospitalisation toujours traumatisante ». Les examens de santé font apparaître que 42 % des résidents étaient parasités par un ou plusieurs parasites pathogènes, les résultats des examens vénérologiques montrant des résultats positifs pouvant atteindre 10 % de la population (15-54 ans). La couverture vaccinale de la population est nulle mais les DTP sont effectués au Foyer. Les femmes acceptent mal les visites gynécologiques avec un praticien masculin. La contraception n'est pas acceptée sauf chez les femmes d'un niveau social élevé. Cela montre que médecine curative et préventive doivent être exercées de concert.
L'éducation sanitaire des femmes est faite par l'auxiliaire puéricultrice et l'infirmière qui leur enseignent les rudiments d'hygiène française (comme les couches) et d'alimentation infantile (laquelle, dans les pays d'origine, consiste à un allaitement jusqu'à deux ans puis un passage à la nourriture des adultes à base de riz), laissant les enfants dénutris. Mais il est difficile pour les femmes de préparer des repas équilibrés car elles ne connaissent pas les produits courants en France. L'auxiliaire fournit donc des « petits pots » aux mères pour assurer l'équilibre alimentaire infantile. Au sortir du Foyer, la puéricultrice du quartier prend le relais.
D'autres aspects de l'accueil sont décrits, parmi les plus frappants, on note les heurts entre réfugiés et travailleurs immigrés, le manque d'échange avec les Rennais du fait de l'isolement du foyer, mais un racisme moins flagrant à l'égard des Asiatiques qu'envers les « autres gens de couleur », le regroupement des jeunes « Indochinois » aux récréations. Parmi les problèmes de tous les jours auxquels sont confrontés les réfugiés d'Asie du Sud-Est, les auteures notent la scolarité des enfants les plus âgés, le rythme du travail plus rapide en France, la nourriture. Enfin, tous les enfants interrogés souhaitent retourner dans leur pays dès que les conflits auront cessé.

Commentaire

Le mémoire, de peu d'ampleur, est surtout intéressant comme témoignage « brut » des perceptions que les professionnels de l'accueil avaient de la population « indochinoise » dans les années 1970, à son arrivée. La notion sous-jacente est celle de l'éducation de personnes inaptes.
visites