
Observatoire des Migrations en Bretagne
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Thème : École
Population : Enfants
Origine : Turquie
La fonction des ahsilan (rituels) dans une classe multiculturelle
Lieu de l'étude : Quimper (29) - 2002
Auteur : Guengat - Le Noc - Tréguier
Formation : professeur des écoles
Institution : IUFM Quimper
Diplôme : fin d'études PE2
Type document : mémoire
Support : papier
nbre de pages : 33
Iconographie : non
Localisation : Cote:MEMPE 02 GUE - IUFM/ Quimper - 8,rue de Rosmadec BP 301 29191 Quimper Cedex, Tél. 02 98 55 29 92
Accessibilité : consultable sur place peut être transmis aux IUFM de Bretagne
Résumé
1 des auteures
de nombreux enseignants mettent en place des rituels dans leur classe maternelle (météo, absents-présents, date?) Nous nous sommes interrogées sur leurs intérêts. Lors de notre stage filé en responsabilité, nous avions en charge une classe de petite section composée d'enfants d'origines diverses (maghrébine, turque et française). Notre problématique est alors devenue : quelles sont les fonctions des rituels dans une classe multiculurelle ?
Selon nous, les rituels peuvent servir à intégrer en formant le groupe classe et à intégrer par l'apprentissage de la langue française.
2 lecteur
Le mémoire pose la question des activités répétées à l'école maternelle et définies comme des rituels, dont les fonctions sont, en grande partie, de structurer les enfants à différents niveaux: dans la temporalité, dans la construction du langage, dans le milieu scolaire (comment devenir un élève et sentiment d'appartenance à un groupe particulier).
Une majorité des enfants de la classe étudiée étant d'origine maghrébine ou turque, les auteurs s'interrogent sur la pertinence, à certains moments de ces rituels dans le cas d'une classe multiculturelle. La question semble se poser essentiellement pour les enfants d'origine turque. Les enfants d'autres origines ne sont pas évoqués. Les auteures notent un regroupement net des enfants de cette origine, avec la prise en charge de certains par les autres et une certaine tendance à rester à l'écart des autres enfants du groupe classe.
Les auteures du mémoire s'interrogent d'une part, sur l'efficience de certains moments ritualisés pour certains élèves, notamment pour les enfants d'origine turque, non francophones qui en sont absents, pris en charge en séance de soutien par le maître de CLIN (classe d'initiation) et dont l'oralité recherchée lors des rituels semble peu développée.
D'autre part, face à ces enfants issus d'une culture particulière, toujours à propos des Tucs, elles s'interrogent sur l'éventualité d'une prise en compte dans les rituels de la spécificité culturelle. Une hypothèse qui semble infirmée par les enseignants et le maître de CLIN de l'école concernée.
Commentaire
La prépondérance de la perspective pédagogique ne permet pas de développer une réfexion anthropologique pourtant repérée.
