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Observatoire des Migrations en Bretagne

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Thème : Famille
Population : Couples mixtes
Origine : Cambodge

Les mariages mixtes franco-cambodgiens
Lieu de l'étude : Rennes (35) - 1985

Auteur : Mevel P.
Formation : sociologie
Institution : université Rennes 2, Ceriem
Diplôme : maîtrise
Tuteur : Simon-Barouh I.
Type document : mémoire
Support : papier
nbre de pages : 106
Iconographie : non

Localisation : Adériem, secrétariat : 02 99 47 15 95
Accessibilité : consultable sur place

Résumé

Le premier chapitre de la première partie consiste à comparer les portraits des réfugiés dans la totalité de la France à ceux accueillis dans le Morbihan. 332 personnes arrivent pendant tout le siècle ? seuls sont recensés celles touchant des subsides de l'Etat ? , Polonais (43 %), Italiens (35 %), Espagnols (22 %), mais pas d'Allemands comme ailleurs et peu de femmes. Le "portrait-robot tracé de ces réfugiés est le suivant "[?] le Polonais est un sous-lieutenant âgé, pour l'émigration de 1830, de 26 ans et de 42 ans pour l'exil après 1848 ; le réfugié de la péninsule italienne appartient à la haute société et a 32 ans tandis que l'Espagnol, âgé de 24 ans en 1840 et de 28 ans en 1890, est un officier" (p. 20). Des "secours de route" sont versés à ces réfugiés ? avant d'être revus à la baisse en 1843 ? dès leur arrivée sur le territoire français, distribués le long d'un itinéraire obligé avec passeport visé (exemple, p. 29) ; ce qui montre bien que l'accueil français est déjà structuré. Les montants de ces aides, l'organisation des "dépôts", camps recevant les réfugiés à Auray, Lorient, Vannes et Belle-île sont ensuite décrits. Les concentrations d'individus s'avèrent négatives, comme le montre les documents décrivant celui de Belle-île. La loi de 1832 astreindra les étrangers à se rendre dans les régions choisies par l'Etat ? en l'occurrence le Morbihan, qui reçoit ainsi des réfugiés de Rhodez et Moulins.

Commentaire

Le travail est basé sur une enquête de faible ampleur, au protocole mal défini (entretiens avec certains, questionnaires pour d'autres). Cela rend les résultats difficiles à interpréter, d'autant que le choix de l'échantillon n'est pas explicité et que l'on comprend mal que les époux cambodgiens retenus soient majoritairement convertis à la religion catholique (ce qui n'est pas le cas dans l'ensemble de la population installée en France). Le mémoire a du mal à se dégager de lieux communs sur les conditions de réussite du couple mixte (faire un effort vers la culture de l'autre) et d'une vision culturaliste du rapport conjugal (deux cultures en présence). Les éléments qui auraient pu aider à présenter une autre analyse sociologique sont pourtant indiqués mais peu mobilisés (réflexion sur ce qu'est la mixité dans l'introduction, réflexion sur la notion de rapport ethnique inégalitaire dans la conclusion).
Mais il faut replacer ce travail dans son cadre historique et ans son ancienneté puisqu'il a 20 ans. La sociologie des relations interethniques était alors moins avancée en France. D'autre part, cette ancienneté même permet de mesurer l'évolution de la situation. Les observations datent en effet des dix premières années de l'exil des Cambodgiens en France et l'exogamie semble y être encore assez mal considérée par les familles réfugiées. Depuis, de nombreux changements sont intervenus (multiplicité des mariages mixtes, réouverture du Cambodge, arrivée à l'âge adulte des enfants de réfugiés cambodgiens, conjoints épousés au Cambodge par des Français "de souche" ou d'origine cambodgienne, etc.)
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