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Observatoire des Migrations en Bretagne

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Thème : Famille
Population : Enfants
Origine : Diverses

La parentalité des demandeurs d?asile
Lieu de l'étude : Ouest - 2004

Auteur : Reillon S.
Formation : conseiller en économie sociale et familiale
Diplôme : DE
Type document : mémoire
Support : papier
nbre de pages : 40
Iconographie : non

Localisation : Centre AFTAM Guy Houist, 22 rue Bahon Rault, 35000 Rennes, 02 99 84 28 78 (salle du personnel)
Accessibilité : consultable sur place, photocopiage possible

Résumé

L'enquête est basée sur des interviews avec 8 familles (venues d'Algérie, Angola, Tchad, Burundi et Guinée) dans des CADA de "villes de l'Ouest de 200 000 habitants et 40 000 habitants" ainsi qu'avec 7 professionnels. Les conclusions indiquent que la souffrance des familles constitue une barrière à la parentalité, souffrance tant liée à l'identité remise en cause (perte de statut, perte du pays, perte de la famille, de la langue) qu'aux souffrances physiques et morales liées à l'attente de la décision de l'attribution du statut de réfugié (conditions de vie précaires dans les hôtels avec l'impossibilité de cuisiner, le manque d'hygiène, séparation de familles à cause de la saturation des dispositifs d'hébergement, angoisse dévastatrice de l'attente avec un sentiment d'inutilité entraînant une dévalorisation de soi). Cette souffrance a des répercussions sur les enfants même si les parents tentent de cacher à leur progéniture ce qui se passe. Mais le fait de cacher cette souffrance est, selon les professionnels interrogés, une erreur car les enfants se posent beaucoup de questions et ne savent pas toujours pourquoi ils sont là. De même, la souffrance vécue au pays fait qu'il y a une nette coupure de la transmission parents-enfants, les premiers étant peu enclins à évoquer le passé.
La prise en charge institutionnelle est d'un grand soutien pour les parents car ils y acquièrent des repères, sont revalorisés et responsabilisés. Mais certains la vivent comme une occasion de se décharger de leur responsabilité parentale. La répartition des rôles est ambiguë dans la mesure où les travailleurs sociaux sont amenés parfois à intervenir dans la relation parents-enfants du fait de différences éducatives non tolérées (battre son enfant par exemple). L'auteur conclut que le rôle d'une Conseillère en économie sociale et familiale est le soutien à la fonction parentale.

Commentaire

Le sujet est traité d'une façon assez classique, sur la base d'un petit nombre d'entretiens. Il offre une réflexion sur la façon dont les travailleurs sociaux, et en particulier les conseillères en économie sociale et familiale, perçoivent la parentalité des demandeurs d'asile et les actions entreprises ou à entreprendre.
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